13. Mai 2026
Le secteur de la construction a besoin d'un cadre réglementaire fiable et stable pour moderniser le parc immobilier et les infrastructures. L'initiative des 10 millions met inutilement en péril ces règles claires. C'est pourquoi Construction Suisse appelle à voter « non » le 14 juin.
Le secteur suisse de la construction prend ses responsabilités et prépare tant les bâtiments que les infrastructures pour l'avenir. Il ne se contente pas d'assurer les infrastructures de transport, d'énergie et d'approvisionnement en eau, ni de créer des espaces de vie et de travail, mais veille également à ce que nous soyons prêts à faire face à des précipitations encore plus abondantes, à une recrudescence de la grêle ou à des vagues de chaleur. Le secteur de la construction rend la Suisse résiliente en matière de mobilité, de logement, de travail ou de production, ainsi qu’au niveau des infrastructures, et la prépare ainsi à affronter l’avenir.
Pour que nous puissions accomplir ce travail, il faut, tout au long de la chaîne de valeur – de la planification à la fabrication des matériaux de construction en passant par l'exécution –, des conditions-cadres stables et fiables, et non de nouveaux risques réglementaires. Les entreprises et les bureaux ont besoin de sécurité dans la planification, et les fabricants de matériaux de construction ont besoin de sécurité pour leurs investissements.
Dans le même temps, Jürg Rothenbühler, entrepreneur et président de la VSSM, souligne par exemple que l’initiative aggrave la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. « Le secteur de la construction, l’industrie du bois et de nombreuses PME dépendent justement de collaborateurs qualifiés. Restreindre fortement l’immigration finit par nuire aux entreprises qui créent de la valeur ajoutée au quotidien et garantissent des emplois. »
Le débat sur la croissance est également insuffisant à cet égard. Pascal Bärtschi, membre du comité directeur de Construction Suisse et PDG de Losinger Marazzi AG, souligne également : « Que l’économie continue de croître ou non, les besoins en main-d’œuvre qualifiée restent élevés et sont encore accentués par l’évolution démographique. » Aujourd’hui déjà, les secteurs de la construction et de l’immobilier auraient notamment beaucoup de mal à trouver suffisamment de collaborateurs qualifiés.
Constructionsuisse appelle à voter « non »
Après avoir consulté en interne ses associations membres, le comité directeur de Construction Suisse a décidé de s'engager en faveur du « non » le 14 juin et de participer activement au comité du « non ».